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COMMENT EVALUER LA PERIODE DE FABRICATION D’UN CHÂSSIS WILLYS ITM

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COMMENT EVALUER LA PERIODE DE FABRICATION D’UN CHÂSSIS WILLYS ITM

Message  BESSON le Mer 08 Mar 2017, 23:02

Ce document est téléchargeable au format .pdf en cliquant sur lien suivant :
COMMENT EVALUER LA PERIODE DE PRODUCTION D'UN CHASSIS WILLYS ITM

Beaucoup de châssis de jeep WILLYS, ayant perdu leur identité ont été employés par l’Armée Française au sortir de la seconde guerre mondiale.
L’Inspection Technique du Matériel, créée  en 1946 (décret du 10 octobre 1946), est chargée du contrôle des matériels roulants en service ou entrant en service au sein de l’Armée française.  Ce  service de l’Arme du Matériel a donc en charge de s’assurer de ce que les véhicules perçus dans le cadre du plan Marshal puis du pacte d’assistance mutuelle de défense, répondent aux exigences du code la route et de la loi française.
A ce titre, les véhicules, quelle qu’en ait été la sorte (voiture, poids-lourds, remorques et semi-remorques), devaient posséder un numéro de série frappé à froid directement sur le châssis.

Les jeep WILLYS MB possèdent une plaquette rivetée entre les deux mains de pare-chocs avant gauche.

L’Inspection technique du Matériel y a donc apposé un numéro de série commençant par ses initiales « ITM ».
Dès lors, la jeep WILLYS perdait sa dénomination MB (puisque ces deux lettres faisaient partie intégrante du numéro de série d’origine) pour devenir une WILLYS ITM type MB. Impossible donc de déterminer la date exacte de construction et de sortie d’usine.
Ces jeeps sont donc devenues les « mal-aimées » des collectionneurs, un peu à tort dans la mesure où il s’agit bien d’une jeep d’origine US, mais aucune possibilité de supputer qu’elle a participé à telle ou telle période ou événement de la guerre.  De plus, l’absence d’information plausible sur l’origine des initiales ITM a entretenu ce désamour durant des décennies.

Malgré tout, il existerait bien une méthode, basée sur l’observation de châssis datés grâce aux plaquettes d’identification subsistantes, pour évaluer au moins l’année de production de ces châssis.

En effet, les châssis ont connu quelques évolutions bien spécifiques au cours des années.

La première évolution notable concerne la forme des supports d’amortisseurs arrières. Les premier modèles étaient lisses à leur embase (image du haut ci-dessous)alors que les modèles suivants subirent une mise en forme sensée rigidifier la pièce à l’usage (image du bas ci-dessous).



(images issues du web)

Le premier modèle a équipé les MB depuis le début de production jusqu’à un numéro de châssis compris entre MB 105904 et MB 127470 soit entre le 25 décembre 1941 et le 15 mars 1942.

Le premier modèle, à n’en pas douter, a rapidement donné des signes de faiblesse et a peut-être été remplacé « in the field » lors d’une réparation. La qualité de la soudure peut éventuellement donner un indice.

Une deuxième évolution notable concerne toujours la solidité du châssis avec les renforts soudés sur la face supérieure des deux longerons.
En effet, cette languette d’acier, soudée sur chaque longeron a connu un allongement significatif dans le temps. Elle est passée de 140 cm (image du haut ci-dessous) à 167 cm (image du bas ci-dessous).



(images issues du web)

Les renforts débutent au même endroit sur les deux types de châssis mais finissent à deux emplacements différents suivant leur longueur.
Le premier montage de 140 cm s’arrête au niveau de la traverse support de mitrailleuse.

(image issue du web)

Les renforts longs de 167 cm s’arrêtent quant à eux entre cette traverses et les supports d’amortisseurs arrières.

(image issue du web)

Cette modification est intervenue entre les numéros de châssis MB136501 et MB 143248 soit entre mi-avril 1942 et fin mai 1942.

On notera, en aparté que les châssis FORD GPW n’ont pas connu la même évolution dans la même période puisque les renforts sont placés à l’intérieur des longerons et s’arrêtent en butée contre la traverse support de mitrailleuse. Voilà très certainement l’origine de la rumeur selon laquelle les châssis FORD étaient plus fragiles que les châssis WILLYS.

(image issue du web)

Une troisième évolution notable concerne les renforts placés aux extrémités arrières des longerons, contre la traverse arrière.
Les premiers modèles sont coupés droit (image du haut ci-dessous) alors que les modèles suivants sont découpés en demi-lune (image du bas ci-dessous).



(images issues du web)

Cette modification est intervenue entre les numéros de châssis MB131175 et MB16642 soit entre le 26 mars 1942 et le 25 juillet 1942.

Un quatrième évolution notable concerne la suppression de deux goujons servant à fixer les tresses de masse reliées au radiateur. Ces deux goujons étaient soudés sur la traverse avant du châssis.
Ces goujons ont disparu des châssis vers le numéro de série MB 289001 soit en décembre 1943.

(images issues du web)

Ces goujons ont pu être supprimés à posteriori lors d’une reconstruction ultérieure à la date de fabrication.

(image issue du web)

Une cinquième évolution notable concerne une pièce de renfort placée entre les longerons et les supports de jumelles de suspension. Cette modification est intervenue en usine à compter de février 1945 sur les châssis WILLYS (comme sur les FORD GPW au demeurant) soit vers le numéro de châssis MB 415800.

AVANT MONTAGE

(image issue du web)

APRES MONTAGE

(image issue du web)

Malgré tout, pour que cet indice puisse être pris en compte, il convient de s’assurer de ce que le renfort n’ait pas été installé après coup, auquel cas, l’assemblage serait assuré par des boulons et non des rivets.

Voici donc quelques éléments permettant de déterminer approximativement l’année de construction d’un châssis ITM.
Mais au regard de la loi française et du code de la route, seul le numéro frappé sur le châssis et reporté sur le certificat d’immatriculation (carte grise) est valable et permet de dater le véhicule.
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